Classement en relief à l'issue de la 27è journée Il y a quelques semaines, à la veille de la 28è journée du championnat de France de Ligue 1, j'étais suspendu à l'issue des matchs de la journée. L'enjeu pour mon club favori, j'ai nommé le PSG (Paris Saint-Germain) pour ceux qui ne suivent pas, la première place. Il faut dire que Paris avait atteint sa meilleure place depuis le début de la saison, deuxième à 1 point du leader lyonnais (cf. Classement en relief ci-contre). Autant dire que l'enjeu était de taille et j'y croyais. Sauf que là, il fallait passer l'obstacle marseillais, ce qui s'annonçait bien ardu, fût-ce au Parc des Princes. Ceux qui suivent savent que Paris n'y parvint pas, et même pris une raclée (1-3) et depuis se mit à sombrer jusqu'à la 4è place en cette veille de 35è journée, derrière Marseille et Bordeaux, tous à 8pts. L'histoire retiendra... ou pas, qu'à moins un le PSG devenait Leader du championnat à la 28è journée.
Et comme il est de coutume dans ce cas, on dira qu'il nourrira longtemps des regrets. Là où l'académicien voudra placé son interminable "il s'en est fallu de peu pour que...", le camerounais ira au plus vite par son "A moins un..." Si dans le cas du PSG l'expression semble prendre tout son sens, numériquement parlant, pour un camerounais, ce sera simplement une coïncidence. La locution servant essentiellement à exprimer un évènement qui aurait pu se produire, sans aucun rapprochement comptable avec le "un". Et la liaison avant le "un", et son renforcement à l'oral, témoigneront de la force de probabilité de survenance de l'évènement. Et la gestuelle du corps avec: A moins zzz'un le but entrait! (le but entrait, pour "c'était un but").
On doit au regretté Jean-Miché Kankan, une variante tout aussi rigolotte: "Il te manquait seulement quelques kilomètres pour arriver aux mètres". En réplique à son fils qui essayait de le flouer sur ses resultats scolaires, approchant sur le coup la note maximale.