C'est par ce titre qu'un ami intitulait le mail qu'il nous adressait ce lundi. Et pour cause, de nombreux affrontements et blocages paralysent l'activité dans les principales villes camerounaises, Douala en particulier. La raison à tout ceci, le prince veut modifier la constitution pour s'offrir quelques années de plus de règne, en meme temps, il asphyxie la population obligeant les transporteurs à se mettre en grève et le mélange de tout ceci donne un cocktail explosif qui a malheureusement un effet boomerang parce qu'handicapant encore plus ce peuple déjà bien mis à mal.


Pour faire simple, un article de Rue89 et le témoignage d'un ami:

La grève des transports a très vite tournée en émeute. Les routes sont coupées par des barrages de pneus et des poubelles en feu.
Je suis sorti de chez moi à 6H30 espérant récupérer ma nièce à Bépanda omnisport pour la déposer à l'école. Malchance! Je suis allé moi même chercher ma mort sans le savoir. Je pensais que c'était une simple grève des transports, mais j'ai très vite compris le contraire. Je suis tombé entre les mains d'une bande de "voyous" totalement en furie au niveau du stade omnisport. Là j'ai cru que c'était fini pour moi. Malgré mon calme et ma négociation, les gars n'avaient qu'une seule phrase "ce sont les gens d'en haut, il faut brûler". Heureusement, le responsable de la bande a réussi à retrouver sa lucidité et a calmé sa bande en disant "Laissons le, il ne savait pas, ayont pitié de sa voiture, elle est neuve et je connais la petite fille qui est dedans, elle est du quartier". Voilà comment je me sors de cette fournaise. Je fais démi tour, et je vais garer la voiture chez un ami qui habite le quartier.
4 Km, voilà environ la distance que j'ai parcourue à pied avec mon sac pour arriver au bureau. Ce n'est pas la longueur du trajet qui était un problème, mais les quartiers chauds qu'il fallait traverser avec tous les risques risc ou d'agression dans ces moments où c'est la loi du plus fort qui est la meilleure, mais surtout les balles perdues des policiers qui essayent de disperser les manifestants. Dieu merci je suis arrivé au bureau, je partirai un peu tôt pour attaquer les 12 à 14 Km qui séparent Akwa et Bonamoussadi et éviter ainsi de marcher la nuit.

Cry, oh my beloved country!